Grève des magistrats : le mouvement se poursuit malgré les promesses d’IBK

La sécurité des magistrats est une des principales priorités des grévistes depuis l’enlèvement du juge de Niono par des terroristes le 16 novembre 2017. Sur ce point, le Chef de l’État a pris l’engagement d’envoyer dans un bref délai 122 agents dans les différentes juridictions du pays. « Le déploiement de ces agents devrait selon lui commencer depuis hier dans certaines juridictions ». D’ici la fin de l’année, cet effectif sera porté à 300 pour l’ensemble des juridictions du pays.

Cependant, sur le point relatif à la revalorisation salariale des magistrats, le président Ibrahim Boubacar Keïta a notifié à ses interlocuteurs que « l’État n’est en mesure d’accorder aucune augmentation sur le salaire ». Par contre le Chef de l’État a annoncé qu’il y aura une revue générale de la situation salariale de tous les agents de la fonction publique entre décembre 2018 et janvier 2019.
Dans le souci de décrisper la tension, le gouvernement a donné des instructions pour le paiement des salaires des magistrats grévistes. Toutefois malgré cela, la tension ne faiblit toujours pas du côté des magistrats. Les deux principaux syndicats de la magistrature, le SAM et le Sylima, exigent l’application du protocole d’accord signé l’an dernier avec le gouvernement avant de reprendre le travail. Un document qui favorise l’augmentation des salaires des juges en fonction du grade et des juridictions.
En attendant un dénouement, la grève illimitée des magistrats continue de paralyser le système judiciaire du pays. À Mopti, les centres de détention sont remplis. À la police judiciaire, tout comme à la gendarmerie, les suspects ne sont plus déférés au niveau du parquet.
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