Au Mali, un accord a été trouvé et signé pour la sécurité de la ville de Ménaka dans le Nord. Un accord entre l'ex-rébellion CMA et les groupes armés dits de la Plateforme, favorables aux autorités de Bamako.

L’accord a été signé, ce dimanche, par la Coordination des mouvements de l'Azawad et la Plateforme pour mettre fin à la circulation des armes, l'insécurité, les violences intercommunautaires. Objectif : tenter de restaurer la sécurité dans et autour de la ville de Ménaka. Ces deux organisations acceptent l'arrêt de tout acte hostile et la protection des personnes et de leurs biens dans les zones sous leur contrôle.

Si des responsables du dialogue politique, de l’ex-rébellion la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) et de la Plateforme composée de groupes armés progouvernementaux ont fait le déplacement de Ménaka, ce sont les chefs militaires de sécurité des deux mouvements armés également présents qui ont signé l’accord. Pour les observateurs, ce détail est important. Ce sont les combattants qui sont sur le terrain. S’ils s’engagent eux-mêmes à faire cesser les hostilités, c’est un gage important.

Dans la région de Ménaka, à côté des attaques jihadistes, les conflits intercommunautaires, les rivalités entre la CMA et la Plateforme ont fait de nombreuses victimes. L’insécurité s’installe de plus en plus et les humanitaires ont été obligés temporairement de plier bagage.

Vers des patrouilles mixtes

Outre la cessation des hostilités, un point important de l’accord est l’instauration de patrouilles mixtes. Si cette mesure devient effective, les populations seront plus rassurées. Des postes de contrôle anarchiquement installés où souvent les civils sont rackettés devront alors disparaître.

Des représentants de la force française Barkhane et de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) ont insisté à la signature de l’accord. Ils pourront aider au contrôle de la circulation des armes. Sur ce point, l’arsenal des mouvements armés est impressionnant.

Source: RFI